• François Hollande a prononcé au Bourget un discours de gauche, authentique et sincère. Il a revendiqué sa cohérence et livré son secret : il aime les gens. Cela peut contribuer à redonner au pays la confiance qui lui manque aujourd'hui. 

    Le candidat socialiste est apparu comme un homme conscient de la difficulté de sa tâche et de l'étroitesse de ses marges. Sur l'Europe, François Hollande n'a pas évoqué la crise de la monnaie unique. Je crains qu'il ne surestime la possibilité d'obtenir de Mme Merkel, sur la simple base de son élection, la révision autre que cosmétique du futur traité européen. J’ai gardé le souvenir du pacte de stabilité, négocié par Jacques Chirac et avalisé en juin 1997 par Lionel Jospin. 

    François Hollande n'a pas contesté le contrôle que le futur traité instaurerait sur les budgets nationaux, dessaisissant ainsi les parlements de leurs prérogatives. Il a en revanche évoqué le rôle de la Banque centrale européenne pour casser la spéculation, la création d'eurobonds, l'instauration d'une contribution écologique aux frontières et enfin la création d'une véritable taxe sur les transactions financières. Mais tout cela dépendra de la chancelière. L'idée d'un nouveau traité de l'Elysée, cinquante ans après, aurait un sens, si elle permettait de remettre à plat les relations franco-allemandes. 

    François Hollande n'a pas présenté de scénario alternatif s'il s'avérait que le monde de la finance, dont il a rappelé qu'il s'était affranchi de toutes règles depuis vingt ans au moins, ne lui facilitait pas les choses. 

    On peut s'interroger s'il a vraiment anticipé l'ampleur des résistances qu'il va rencontrer.

    Source:

    http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-a-t-il-mesure-l-ampleur-des-resistances-qu-il-va-rencontrer_a1349.html


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  • DEBAT GENERAL

    "LA FRANCE : Paroles de gaulliste !"

    M. Roland Hureaux présentera son tout nouvel essai

    « La grande démolition, la France cassée par les réformes » aux éditions Buchet Chastel.

    [(*) Normalien et énarque, Roland Hureaux a été membre du cabinet de Philippe Séguin et professeur associé à l'Institut d'études politiques de Toulouse.]

    Lire la suite :

    http://www.politique-actu.com/actualite/samedi-janvier-10eme-cafe-hyper-republicain/344816/


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  • SUIVEZ toute la campagne 2012 sur LE FIGARO.fr ...

    http://plus.lefigaro.fr/cercle/carnets-de-campagne


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  • Lire l'interview des dernièrs nouvelles d'Alsace :

    "Candidat pédagogue"

    http://www.chevenement.fr/Candidat-pedagogue_a1347.html


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  • Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de Radio Nova, jeudi 12 janvier 2012.

     Radio Nova- l'invité de la matinale  (10.88 Mo)

    • J'ai exercé la plupart de mes fonctions successivement et non simultanément, sauf peut être celle de maire de Belfort. C'est d'ailleurs celle qui m'a d'ailleurs donné le plus de satisfaction. Je l'ai exercé dans la durée, plus de 20 ans, et dès 1985 je me suis attaché au projet TGV Rhin-Rhone que j'ai eu la satisfaction de voir aboutir.
    • Je ne suis pas un homme politique tout à fait comme les autres. Je ne fais pas de coups de communication en permanence et j'inscris mon action dans un dessein presque continu depuis 40 ans et le congrès d'Epinay. Je conçois que ce soit mal accordé avec le rythme des médias, qui se renouvellent en permanence, mais moi je suis constant. C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat au moins égale à celle des autres candidats de gauche.
    • Nous sommes dans une crise énorme, comme la France n'en a pas connu depuis 1945. La monnaie unique est le projet auquel nos élites, de droite comme de gauche, ont tout sacrifié. Ce projet est en train de se casser la figure : la monnaie unique prend l'eau.
    • Je pense avoir un titre à dire « voilà comment on peut s'en sortir à moindre frais » « voilà comment on peut faire évoluer ce système ». J'ai une crédibilité pour cela que n'ont pas ceux qui nous ont fourvoyés.
    • Concernant les parrainages : Je pense que les consignes extrêmement strictes données par les partis et le point du conformisme, qui fait que beaucoup d'élus hésitent à s'engager, aboutissent à une raréfaction des parrainages. Cela rend le travail plus difficile pour les candidats, comme moi, qui ne bénéficient pas du soutien d'un grand parti.
    • J'ai quitté le gouvernement en 1983 pour m'opposer au tournant libéral (…) Nous sommes loin aujourd'hui du « changer la vie » et de ce qui était la ligne politique du Parti socialiste dans les années 70 et au début des années 80. C'est ce changement de cap qui a laissé en déshérence les classes populaires qui, pour certaines d'entre elles, se tournent vers des solutions simplistes et peuvent apporter leur soutien au Front national. Je m'en désole.
    • J'observe que dans les très jeunes générations, il y a un repolitisation. Il y a des jeunes qui, sans revenir aux valeurs collectives qui nous portaient, savent trouver un équilibre entre l'individualisme de la génération précédente et l'engagement politique. Je trouve des jeunes générations très futées, très politisées. Peut-être est-ce l'effet du Net.
    • A propos de la légalisation du cannabis : Nous avons déjà une drogue : l'alcool. Faut-il en rajouter beaucoup d'autres ?
    • J'espère que François Hollande saura redresser sa perception de l'Europe. Cependant, je remarque que son entourage est très monocolore.

    SOURCE:

    http://www.chevenement.fr/C-est-parce-que-je-suis-constant-que-j-estime-avoir-une-legitimite-pour-etre-candidat_a1339.html


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