• Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de Radio Nova, jeudi 12 janvier 2012.

     Radio Nova- l'invité de la matinale  (10.88 Mo)

    • J'ai exercé la plupart de mes fonctions successivement et non simultanément, sauf peut être celle de maire de Belfort. C'est d'ailleurs celle qui m'a d'ailleurs donné le plus de satisfaction. Je l'ai exercé dans la durée, plus de 20 ans, et dès 1985 je me suis attaché au projet TGV Rhin-Rhone que j'ai eu la satisfaction de voir aboutir.
    • Je ne suis pas un homme politique tout à fait comme les autres. Je ne fais pas de coups de communication en permanence et j'inscris mon action dans un dessein presque continu depuis 40 ans et le congrès d'Epinay. Je conçois que ce soit mal accordé avec le rythme des médias, qui se renouvellent en permanence, mais moi je suis constant. C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat au moins égale à celle des autres candidats de gauche.
    • Nous sommes dans une crise énorme, comme la France n'en a pas connu depuis 1945. La monnaie unique est le projet auquel nos élites, de droite comme de gauche, ont tout sacrifié. Ce projet est en train de se casser la figure : la monnaie unique prend l'eau.
    • Je pense avoir un titre à dire « voilà comment on peut s'en sortir à moindre frais » « voilà comment on peut faire évoluer ce système ». J'ai une crédibilité pour cela que n'ont pas ceux qui nous ont fourvoyés.
    • Concernant les parrainages : Je pense que les consignes extrêmement strictes données par les partis et le point du conformisme, qui fait que beaucoup d'élus hésitent à s'engager, aboutissent à une raréfaction des parrainages. Cela rend le travail plus difficile pour les candidats, comme moi, qui ne bénéficient pas du soutien d'un grand parti.
    • J'ai quitté le gouvernement en 1983 pour m'opposer au tournant libéral (…) Nous sommes loin aujourd'hui du « changer la vie » et de ce qui était la ligne politique du Parti socialiste dans les années 70 et au début des années 80. C'est ce changement de cap qui a laissé en déshérence les classes populaires qui, pour certaines d'entre elles, se tournent vers des solutions simplistes et peuvent apporter leur soutien au Front national. Je m'en désole.
    • J'observe que dans les très jeunes générations, il y a un repolitisation. Il y a des jeunes qui, sans revenir aux valeurs collectives qui nous portaient, savent trouver un équilibre entre l'individualisme de la génération précédente et l'engagement politique. Je trouve des jeunes générations très futées, très politisées. Peut-être est-ce l'effet du Net.
    • A propos de la légalisation du cannabis : Nous avons déjà une drogue : l'alcool. Faut-il en rajouter beaucoup d'autres ?
    • J'espère que François Hollande saura redresser sa perception de l'Europe. Cependant, je remarque que son entourage est très monocolore.

    SOURCE:

    http://www.chevenement.fr/C-est-parce-que-je-suis-constant-que-j-estime-avoir-une-legitimite-pour-etre-candidat_a1339.html


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  • ENTRETIEN EXCEPTIONNEL - A LIRE !

    Entretien de Jean-Pierre Chevènement au magazine Causeur paru dans le numéro de décembre 2011

    Élisabeth Lévy: Trois d’entre nous ont fait campagne avec vous en 2002, et nous revoilà dix ans après ! Votre candidature à la présidentielle de 2012 nous offre l’occasion de juger ce qu’il reste de nos accords et de nos désaccords. 
    Commençons par une mauvaise blague : j’ai récemment vu la marionnette de Jospin aux Guignols se plaindre de votre nouvelle candidature ... Vous voulez encore faire perdre la gauche, mon cher Jean-Pierre ? 

    Jean-Pierre Chevènement: Cette question est réglée depuis longtemps. Il me suffit de rappeler mes thèmes de campagne de 2002 : je pense avoir été l’un des rares hommes politiques à dénoncer l’hubris du capitalisme financier, la logique à court terme des marchés et le risque inquiétant de leur omnipotence.

    Souvenez-vous de l’université d’été du MEDEF (septembre 2001) où j’ai critiqué la théorie de l’acquisition de la valeur par l’actionnaire, ou du discours de Vincennes (9 septembre 2001) où j’ai présenté mes orientations fondamentales, rappelant notamment que l’horizon de l’Histoire, ce n’étaient pas les marchés financiers mais les nations et les peuples. Je prônais déjà l’élargissement des missions de la Banque centrale, le redressement de l’Europe à partir des nations, la restauration d’une politique industrielle impulsée par un Etat stratège, sans compter quelques repères fermes dans des domaines comme l’école, l’immigration et la sécurité. Ma ligne actuelle reste fidèle à ces grands axes. Je n’ai que le tort d’avoir eu raison trop tôt. La crise ouverte en 2008 et plus encore la crise de l’euro auraient dû, en bonne logique, amener les socialistes qui m’ont transformé en bouc émissaire du 21 avril, à réviser leur jugement.

    SOURCE:

    http://www.chevenement.fr/Contester-Angela-Merkel-ce-n-est-pas-de-la-germanophobie_a1323.html


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  • « Pour gagner en 2012, la gauche doit retrouver le sens du peuple » Jean-Pierre CHEVENEMENT

    Une tribune de Jean-Pierre Chevènement parue sur Rue89, jeudi 8 décembre 2011. 

    Dans toute l’Europe, les défaites voire les déroutes de la gauche se révèlent liées à un décrochage d’avec les couches populaires. C'est ce scénario qu'il faut éviter en 2012 en France.

    En mai dernier, la Fondation Terra Nova proposait sans fard dans une note (1) désormais célèbre une clarification de la stratégie électorale du Parti socialiste. Celle-ci reposait sur une redéfinition de la coalition sociale que devait constituer la gauche pour l’emporter au second tour de l’élection présidentielle. Il faudrait en partie faire une croix sur les catégories populaires, rétives à l’imaginaire heureux de la mondialisation et soucieuse de protections, et s’appuyer sur de nouvelles catégories démographiques : les jeunes, les « minorités », et les « gagnants » de la mondialisation. Bien que cette note ait alors suscité une levée de boucliers, elle avait le mérite d’exposer publiquement les soubassements idéologiques d’une certaine gauche sociale-libérale. 

    Un essai (2) bref vient rappeler au candidat du Parti socialiste que 2012 ne se gagnera pas sans le peuple. Plusieurs contributions, dans un ensemble dense, méritent en particulier qu’on s’y arrête.

    SUITE:

    http://www.politique-actu.com/elu/pour-gagner-2012-gauche-doit-retrouver-sens-peuple-jean-pierre-chevenement/329386/


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  • Le contenu du nouveau traité européen annoncé par Mme Merkel et M. Sarkozy est très grave : c’est l’acte de naissance d’une Europe régressive et disciplinaire. L’adoption d’une règle d’or constitutionnalisée, en fait règle d’airain, proscrivant tout déficit budgétaire sous le contrôle de la Cour de Justice européenne, c’est la garantie de politiques restrictives et récessionnistes prolongées dans toute l’Europe. C’est « la décennie perdue » évoquée par Mme Lagarde à l’horizon 2020. 

    Des sanctions automatiques, à travers cette innovation juridique que serait l’institution d’une règle de majorité minorée, c’est la mise à l’amende des pays les plus en difficulté. C’est l’Europe disciplinaire. Rien en contrepartie sur le rôle de la Banque Centrale européenne. M. Draghi est seul maître à bord : les peuples n’ont le droit que de se taire. 

    Sur le fond, M. Sarkozy et Mme Merkel se trompent : la crise de la monnaie unique ne vient pas du laxisme budgétaire des gouvernements mais de sa conception même : elle a juxtaposé des pays trop différents par leurs structures économiques, leurs cultures et leurs options politiques.

    Source:

    http://www.chevenement.fr/L-acte-de-naissance-d-une-Europe-regressive-et-disciplinaire_a1300.html


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