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    Voici la vidéo du discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.


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  • La conférence d'examen du TNP : bilan et perspectives. Désarmement, non prolifération et sécurité de la France

    Lundi 14 juin 2010 à 18h

    Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique 75007 Paris

    Inscription : res-publica@wanadoo.fr

    M. Jean-Pierre Chevènement, Vice-président de la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat et président de la Fondation Res Publica présentera, au vu des conclusions de son rapport, « Désarmement, non-prolifération nucléaires, sécurité de la France » (rapport d'information présenté au Sénat le 23 mars 2010), le bilan de la conférence d'examen du Traité de non-prolifération, tenue à New-York du 3 au 28 mai 2010,


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  • Avec la crise grecque ce sont les illusions de Maastricht qui se sont révélées en plein jour. Le pari fait sur la monnaie unique était un pari sur le fédéralisme. Maastricht en ignorant les nations et les réalités qu'elles recouvrent était bâti sur le sable. Aujourd'hui il faut refaire l'Europe à partir des nations.


    Ou bien la raison des nations triomphera et on pourra sortir de cette crise par le haut avec une initiative de croissance européenne qui tempérera la cure de rigueur excessive administrée à la Grèce. En d'autres termes, l'Allemagne qui exporte 50 % de sa production cessera de comprimer comme elle le fait depuis dix ans sa demande intérieure. Une politique de déflation salariale compétitive décidée unilatéralement ne constitue pas en effet une stratégie coopérative à l'échelle de l'Europe. Elle ne répond pas non plus à l'intérêt de l'Allemagne qui exporte plus de 40 % de sa production vers la zone euro.


    Ou bien donc une stratégie coordonnée de croissance pourra être définie à l'échelle de la zone euro ou bien à défaut de ce gouvernement économique intelligent de la zone euro, celle-ci à plus ou moins long terme sera vouée, à travers une récession générale, à l'éclatement. Celui-ci pourrait être maîtrisé à travers une monnaie commune réservée aux transactions extérieures, chaque pays retrouvant en interne sa monnaie et une marge de flexibilité.

    Le MRC ne prendra pas argument de sa lucidité rétrospective pour prôner la politique du pire non que nous ayons modifié nos analyses sur la monnaie unique, mais celle-ci est devenue une réalité depuis 1999.

    Plutôt que d'ouvrir la voie à une nouvelle étape chaotique de la crise, nous préférons prôner les remèdes qui nous paraissent les plus efficaces : initiative de croissance européenne dans le cadre d'une réforme du système monétaire international fondé sur des parités fixes et ajustables, strict contrôle des marchés financiers, taxation voire contrôle des mouvements de capitaux, écluses sociales et environnementales en vue d'instaurer une concurrence équitable. Là est la voie de la responsabilité. Restons fidèles à nous-mêmes en adaptant notre discours. Le MRC souhaitera - j'en suis sûr, mais c'est une décision de son Congrès - « une sortie par le haut » sans se dissimuler la difficulté de l'exercice vis-à-vis de notre partenaire allemand, très attaché à l'« ordo-libéralisme » et qui entend imposer ses choix.


    Le parti socialiste élabore son programme. A côté de propositions raisonnables ainsi en matière fiscale, on trouve une naïveté fondamentale étonnante : le parti socialiste parle ainsi « d'écluses sociales et environnementales » aux frontières de l'Europe. Fort bien. Mais il ne s'avise pas de la profonde incohérence de ces propositions avec le traité de Lisbonne que ses parlementaires dans leur majorité ont approuvé, ni du contenu du programme du « parti socialiste européen » (PSE) auquel il participe. Qu'il se fasse entendre d'abord au sein du PSE, s'il ne veut pas encourir encore une fois le soupçon du double langage.

    Nous réclamons une franche rupture avec le social-libéralisme dans lequel, depuis 1983, le PS a fourvoyé la gauche et la France avec elle. Or, nous ne trouvons dans le document publié par le PS pas une once d'autocritique et pas le plus petit commencement d'une analyse de la crise de la globalisation libérale. Ce n'est pas une découverte : le PS et le MRC ne sont pas sur la même ligne. C'est pourquoi il est difficile d'imaginer, à moins d'une rupture claire du PS avec son orientation social-libérale, que nous puisions accepter d'être écrasés dans des « primaires » où nous perdrions toute influence pour modeler la suite.


    C'est pourquoi la motion adoptée par le Conseil National du MRC du 28 avril proposera au Congrès de Paris des 26 et 27 juin prochains de créer les conditions qui nous permettront de voter pour un candidat « républicain », capable de sortir la France de l'ornière sociale libérale et d'ouvrir pour elle et pour l'Europe un nouveau chemin. C'est le sens du programme de salut public adopté par notre Conseil National.


    Pour ouvrir ce nouveau chemin, il faut d'abord créer dans l'esprit public l'espace dans lequel pourra surgir le candidat républicain qui permettra à la gauche et à la France de reconquérir leur destin.

    SOURCE :

    http://www.chevenement.fr/Un-candidat-republicain_a948.html

     


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  • « Peut-on sortir du piège dans lequel la Gauche a été enfermée ? »

    PARIS - Mardi 9 février

     


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  • Une main invisible semble guider notre politique militaire. Le général de Gaulle avait voulu que la France assurât par elle-même sa défense. Il l'a bâtie sur la dissuasion et cette doctrine fondée sur un principe de stricte suffisance, étroitement corrélée au souci de l'indépendance nationale. Le général de Gaulle, pour que les choses fussent claires, a fait sortir la France, non pas de l'Alliance atlantique, mais de l'organisation militaire intégrée de l'Otan. Enfin, l'auteur de Vers l'armée de métier s'était bien gardé de supprimer le service national.

    Tout cela n'est plus. Le service national a été supprimé sans vrai débat en 1996 et sans profit pour l'équipement de nos forces, bien au contraire. La France vient de réintégrer l'organisation militaire de l'Otan. Notre dissuasion réduite de moitié est fragilisée. Enfin, notre effort de défense s'est relâché et il faut beaucoup de bonne volonté pour asséner qu'avec 30,12 milliards d'euros de crédits budgétaires nous consacrons 2 % de notre PIB à notre défense.
    Je crains qu'au nom de l'orthodoxie budgétaire, on ne sacrifie encore une fois notre outil militaire. Il y a un lien logique entre le rétrécissement du format de notre défense et la réintégration de la France au sein de l'organisation militaire de l'Otan. Les pays européens membres de l'Organisation s'en remettent inconsciemment aux États-Unis du soin d'assurer leur défense.

    http://www.politique-actu.com/elu/defense-dissuasion-chevenement/40667/


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