• Une main invisible semble guider notre politique militaire. Le général de Gaulle avait voulu que la France assurât par elle-même sa défense. Il l'a bâtie sur la dissuasion et cette doctrine fondée sur un principe de stricte suffisance, étroitement corrélée au souci de l'indépendance nationale. Le général de Gaulle, pour que les choses fussent claires, a fait sortir la France, non pas de l'Alliance atlantique, mais de l'organisation militaire intégrée de l'Otan. Enfin, l'auteur de Vers l'armée de métier s'était bien gardé de supprimer le service national.

    Tout cela n'est plus. Le service national a été supprimé sans vrai débat en 1996 et sans profit pour l'équipement de nos forces, bien au contraire. La France vient de réintégrer l'organisation militaire de l'Otan. Notre dissuasion réduite de moitié est fragilisée. Enfin, notre effort de défense s'est relâché et il faut beaucoup de bonne volonté pour asséner qu'avec 30,12 milliards d'euros de crédits budgétaires nous consacrons 2 % de notre PIB à notre défense.
    Je crains qu'au nom de l'orthodoxie budgétaire, on ne sacrifie encore une fois notre outil militaire. Il y a un lien logique entre le rétrécissement du format de notre défense et la réintégration de la France au sein de l'organisation militaire de l'Otan. Les pays européens membres de l'Organisation s'en remettent inconsciemment aux États-Unis du soin d'assurer leur défense.

    http://www.politique-actu.com/elu/defense-dissuasion-chevenement/40667/


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  • L'Amérique latine en mouvement

    Colloque du lundi 14 décembre 2009 à 18h à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique 75007 Paris (présenter une pièce d'identité à l'entrée).

    Entrée libre sous réserve de votre inscription à res-publica@wanadoo.fr.

    Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes.

     

    Avec la participation de :

    • Georges Couffignal, Directeur de l'Institut des hautes études de l'Amérique Latine
    • Loïc Hennekinne, Ambassadeur de France, ancien Secrétaire général du Quai d'Orsay
    • Marie-France Prévôst-Schapira, Professeur à l'Université de Paris VIII
    • Carlos Quenan, Professeur à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine (Paris III)
    • Alain Rouquié, ancien Ambassadeur au Brésil et président de la Maison de l'Amérique latine
    • Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica

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